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Les producteurs acéricoles au Québec demandent davantage accès aux forêts publiques

Les producteurs acéricoles au Québec demandent davantage accès aux forêts publiques

26 octobre 2022 à 12:00

Mise à jour le 18 novembre 2022 à 4:46

Les producteurs acéricoles au Québec demandent au gouvernement d’avoir davantage accès aux terres publiques, en particulier en Outaouais. Selon Mario Bélisle, propriétaire de la Sucrerie Beaubel, situé à Montcerf-Lytton dans la Vallée-de-la-Gatineau, le gouvernement du Québec aurait avantage à miser sur le sirop d’érable qui engendrera pour la présente période 12 582 emplois équivalents temps plein et contribuera, selon une étude des producteurs, à hauteur de 1,133 milliard de dollars au produit intérieur brut (PIB) et des revenus en taxes et impôts de 142,87 millions de dollars au Québec et dans le reste du Canada.

« MRC de nous appuyer là-dedans, parce qu’évidemment, on est un petit peu en compétition avec les scieries par rapport à ça. Parce que, ce qu’on souhaite, c’est de protéger les érablières pour le futur, pour le développement. Et, notre région est particulièrement choyée, parce qu’il reste beaucoup beaucoup d’érable ici dans l’Outaouais. En fait, Outaouais et Laurentides c’est 29 et 39 % de tous les érables à travers le monde au niveau du potentiel acéricole. »
– Mario Bélisle, Propriétaire de la Sucrerie Beaubel

Voici la résolution de la MRC Pontiac à cet effet :

ATTENDU QUE l’acériculture est une activité importante qui contribue à l’essor économique à la vitalité des municipalités et des MRC en région acéricole, notamment par ses 13 300 producteurs et productrices regroupés au sein de 8 000 entreprises ;

ATTENDU QUE le Québec est un leader mondial de la production de sirop d’érable représentant 71 % de l’ensemble de la production ;

ATTENDU QUE les exportations des produits de l’érable sont en forte hausse ces dernières années, dont 21 % en 2020 et 22 % en 2021 ;

ATTENDU QUE les produits de l’érable faits au Québec sont exportés dans 71 pays ;

ATTENDU QUE la production de sirop d’érable du Québec a atteint un nouveau sommet avec une production de 211 millions de livres en 2022 ;

ATTENDU QUE cette production record engendrera pour la période 12 582 emplois équivalents temps plein, contribuera à hauteur de 1,133 milliard de dollars au produit intérieur brut (PIB) et des revenus en taxes et impôts de 142,87 millions de dollars au Québec et dans le reste du Canada ;

ATTENDU QUE le gouvernement du Québec doit maximiser les bénéfices économiques et sociaux des ressources naturelles appartenant à tous les Québécois et toutes les Québécoises ;

ATTENDU QUE les bienfaits écologiques des superficies d’érablière actuellement en production acéricole sont évalués à 1,62 milliard de dollars par année ;

ATTENDU QUE pour le même 100 hectares d’une érablière en forêt publique, les retombées économiques de la production et la transformation de sirop d’érable sont de 40 à 75 % supérieurs à la récolte et la transformation de feuillus durs ;

ATTENDU QUE l’acériculture est une activité durable qui permet la cohabitation des usages en forêt publique et la préservation de la faune et de la flore ;

ATTENDU QUE le sirop d’érable fait partie de l’identité culturelle et gastronomique québécoise et que le gouvernement du Québec a désigné les traditions du temps des sucres comme élément du patrimoine immatériel du Québec ;

ATTENDU QUE le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) a présenté le 26 mai 2022 son Plan directeur ministériel pour le développement de l’acériculture en forêt publique (Plan directeur) qui a pour objectif d’encadrer, de manière cohérente à l’échelle provinciale, le développement de l’acériculture en forêt publique ;

ATTENDU QUE le Plan directeur a fait l’objet de consultations publiques jusqu’au 26 juillet 2022 ;

ATTENDU QUE le MFFP et les Producteurs et productrices acéricoles du Québec (PPAQ) sont présentement en négociations sur le développement de l’acériculture en forêt publique ;

ATTENDU QUE les PPAQ estiment qu’il faudra l’ajout de 36 millions d’entailles supplémentaires en forêt publique d’ici 2080, ce qui représente 200 000 hectares de forêt publique, pour assurer le futur à court, moyen et long terme de l’acériculture au Québec ;

ATTENDU QU’il est nécessaire de protéger le potentiel acéricole et les érables du Québec pour assurer le développement de l’industrie acéricole.

IL EST PROPOSÉ PAR ET RÉSOLU :

De reconnaître l’importante contribution économique, sociale et environnementale de l’acériculture pour les régions du Québec ;

D’appuyer les PPAQ dans leurs représentations auprès du MFFP afin qu’il favorise les différents usages en forêt publique dans une vision à long terme qui concilie les intérêts de la sylviculture avec l’acériculture en assurant la sauvegarde du potentiel acéricole nécessaire à la croissance de l’industrie de l’érable, et ce dans une perspective de conservation du patrimoine forestier québécois.

ADOPTÉE

Les acériculteurs estiment qu’il faudra l’ajout de 36 millions d’entailles supplémentaires en forêt publique d’ici 2080, ce qui représente 200 000 hectares de forêt publique, pour assurer le futur à court, moyen et long terme de l’acériculture au Québec. Ce qui veut dire que parfois, leur demande vient en conflit avec les scieries. Mario Bélisle croit que le gouvernement du Québec aurait avantage à permettre aux producteurs de sirop d’érable de s’établir dans les forêts publiques afin de protéger l’environnement et habiter le territoire.

L’entrevue complète avec Mario Bélisle, propriétaire de la Sucrerie Beaubel, est disponible ici.