Les jeunes Québécois privilégient de plus en plus les contenus en anglais
Les jeunes Québécois privilégient de plus en plus les contenus en anglais
Les habitudes médiatiques des jeunes Québécois continuent d’évoluer et une tendance retient particulièrement l’attention : les adultes de 18 à 34 ans consomment majoritairement des contenus en anglais sur les plateformes numériques.
Selon des données publiées par l’Office québécois de la langue française (OQLF), environ 65 % des jeunes Québécois de cette tranche d’âge regardent principalement du contenu audiovisuel en anglais sur les plateformes de diffusion en continu, alors qu’environ 30 % privilégient le français.
L’étude de l’OQLF, réalisée auprès de plus de 6 000 personnes âgées de 18 à 34 ans partout au Québec, s’intéresse aux usages linguistiques dans les pratiques culturelles, la consommation et le travail.
Les spécialistes expliquent cette tendance par la place grandissante occupée par les plateformes internationales comme Netflix, YouTube, TikTok et Spotify. Les algorithmes de recommandation favorisent souvent les contenus anglophones, qui bénéficient d’une portée mondiale et d’une production massive.
Les jeunes sont donc exposés quotidiennement à des contenus en anglais, particulièrement dans les domaines du divertissement, de la musique et des médias sociaux.
Cette réalité suscite des préoccupations dans les milieux culturels et linguistiques québécois. Plusieurs observateurs craignent une diminution de la visibilité du contenu francophone auprès des nouvelles générations.
Les habitudes médiatiques changent rapidement. Les jeunes privilégient désormais les contenus courts, personnalisés et accessibles sur demande, souvent produits par des créateurs internationaux plutôt que par les médias traditionnels.
Cette transformation réduit les frontières culturelles et accentue l’influence de l’anglais dans l’univers numérique québécois.
Malgré cette domination de l’anglais, certains experts estiment que les jeunes continuent de démontrer un attachement à la culture québécoise, notamment sur les réseaux sociaux et dans certains mouvements culturels émergents.
Plusieurs spécialistes considèrent toutefois qu’il sera essentiel de rendre les contenus francophones plus visibles, modernes et adaptés aux habitudes numériques des jeunes afin d’assurer la vitalité culturelle et linguistique du Québec dans les prochaines années.
