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Des mesures concrètes pour rendre le logement accessible en Outaouais

Des mesures concrètes pour rendre le logement accessible en Outaouais

9 septembre 2026 à 11:59 am

La crise du logement, reconnue par Québec solidaire en depuis bien des années, doit être prise au sérieux rapidement partout au Québec, mais surtout en Outaouais. 

Les personnes candidates des cinq circonscriptions de l’Outaouais proposent des engagements clairs pour la région. Ces mesures sont urgentes puisque la Ville de Gatineau abrite les loyers les plus chers de la province et que les zones rurales de la Petite Nation, du Pontiac et de la Haute-Gatineau vivent une précarisation de l’accès au logement.

Selon Mariève Forest, candidate de Hull, « Avec un taux d’inoccupation de 10% pour les logements nouvellement construits, mais de moins de 1% pour les logements abordables, on voit bien que la crise du logement est avant tout une crise de l’abordabilité à Gatineau.»

La candidate de la circonscription de Gatineau, Emmanuelle Tremblay, déplore pour sa part l’augmentation fulgurante de ce qu’on appelle l’itinérance invisible: «Particulièrement dans la Vallée-de-la-Gatineau, le nombre de personnes sans logement fixe a explosé sous le mandat de la CAQ et de l’équipe Christine Fréchette.»

Bianca Baldo, candidate dans Pontiac, dénonce l’impact inégal de la crise du logement dans la région: « En Outaouais, la crise du logement ne touche pas tout le monde de la même façon. Les jeunes n’ont pas les moyens de quitter le nid familial et les aînés se font pousser hors de logements qu’ils habitent depuis des décennies. Les familles immigrantes se butent à des propriétaires qui refusent carrément de leur louer un logement tandis que les familles nombreuses ne trouvent pas de logement assez grand.» La loi Françoise David procure à ces personnes un degré de protection, mais d’autres mesures sont nécessaires.

Dans le Pontiac, la crise du logement prend une forme différente de celle observée à Gatineau. Le territoire rural compte peu de logements locatifs, et les personnes qui cherchent un appartement disposent d’un choix limité. Un portrait de l’Observatoire du développement de l’Outaouais souligne que les logements disponibles sont peu nombreux, rarement affichés et parfois en mauvais état. La MRC rapporte elle-même que l’accès à un logement décent constitue une situation « complexe et critique ».

La situation est d’autant plus préoccupante que la population du Pontiac vieillit et qu’une partie des ménages doit consacrer une proportion importante de son revenu au logement. Selon le portrait régional, certains ménages consacrent plus de 30 %, et parfois jusqu’à 50 %, de leur revenu aux frais de logement. L’offre de logements sociaux demeure également insuffisante et le portrait recensait l’absence d’OSBL d’habitation dans la MRC.

Québec solidaire mettra rapidement de l’avant des mesures concrètes pour les locataires telles que le gel des loyers à l’inflation. De même, l’Outaouais aura sa juste part des quelque 50 000 logements hors-marché promis par l’équipe solidaire dans un premier mandat. À terme, l’objectif est de stabiliser les hausses de prix en s’assurant que le marché soit composé d’au moins 20% de logements sociaux et communautaires. Pour réaliser cet objectif, Québec solidaire n’inclura que 25% du gain en capital, plutôt que 50%, des propriétaires qui vendront leurs immeubles à des organismes à but non lucratif ou à l’Office d’habitation pour en faire des logements hors-marché. 

Il importe de rappeler que, pour l’équipe solidaire de l’Outaouais, la crise du logement et la crise de l’itinérance sont intimement liées. C’est pour cette raison que les solidaires prévoient réserver une partie des nouveaux logements sociaux aux personnes en situation d’itinérance en intégrant un soutien communautaire.


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