Québec critiqué pour la dilution des budgets dédiés à la culture en milieu scolaire
Québec critiqué pour la dilution des budgets dédiés à la culture en milieu scolaire
Le Front commun pour les arts dénonce la décision du gouvernement du Québec de regrouper plusieurs mesures dédiées à la culture en milieu scolaire dans une enveloppe budgétaire plus large, une décision qu’il juge préoccupante pour l’accès des jeunes à la culture et à la littératie.
Les programmes La culture à l’école, Sorties scolaires en milieu culturel et Acquisition d’œuvres littéraires et documentaires sont désormais intégrés à une enveloppe unique couvrant aussi des activités sportives et sociales. Selon les organismes culturels, cette modification pourrait réduire la protection des sommes auparavant réservées à la culture.
Le milieu culturel affirme que ces mesures, auparavant clairement identifiées, risquent maintenant d’être réaffectées à d’autres besoins du réseau scolaire en fonction des priorités locales. Il s’agirait, selon eux, d’un affaiblissement des garanties permettant d’assurer un accès constant aux activités culturelles pour les élèves.
Les organisations rappellent que ces programmes permettent chaque année à des milliers de jeunes de découvrir des œuvres, de rencontrer des artistes et de visiter des institutions culturelles, des expériences jugées essentielles à leur développement.
Le Front commun pour les arts estime que cette décision constitue un recul, malgré les assurances du gouvernement qui parle de simplification et de flexibilité administrative. Les acteurs du milieu craignent que la culture devienne une variable d’ajustement dans un contexte de contraintes budgétaires.
Les intervenants rappellent que l’accès aux livres et aux sorties culturelles joue un rôle important dans la réussite scolaire, le développement de la pensée critique et l’ouverture sur le monde. Ils demandent que des budgets distincts et protégés soient maintenus afin d’assurer la stabilité de ces activités.
Le Front commun pour les arts demande au gouvernement de rétablir des enveloppes clairement identifiées pour la culture à l’école et de garantir que les sommes prévues servent exclusivement à des activités culturelles et littéraires.
Selon les signataires, la culture ne devrait pas être considérée comme une dépense flexible, mais comme un pilier fondamental de l’éducation au Québec.
