Émission en cours


Crise du logement en région : des impacts économiques négatifs pour des régions comme le Pontiac selon Place aux jeunes en région

Crise du logement en région : des impacts économiques négatifs pour des régions comme le Pontiac selon Place aux jeunes en région

9 février 2024 à 9:41

Au cours de la plus récente année, l’organisme Place aux jeunes en région a réussi à faciliter l’établissement de près de 1 700 jeunes professionnels de 18 à 35 ans dans les régions du Québec. Cependant, le réseau a tenu à soulever un enjeu majeur : ils estiment à plus de 700 le nombre de migrations ratées dues au manque de logement en région seulement en 2023. Le taux d’inoccupation des logements est plus bas que jamais (1,3 %) et la situation est critique, selon le président de Place aux jeunes en région, Luc Dastous.

« Mais on entendait beaucoup parler dans notre réseau, on a 110 agents Place aux jeunes un peu partout, qui couvrent les 85 MRC du Québec, puis on aurait eu des résultats supérieurs à ça si on avait eu de l’espace pour les loger. Ça fait qu’on a fait un petit recensement auprès de nos agents, et on s’est rendu compte que, grosso modo, manquer l’an dernier 700 personnes qui auraient pu venir s’installer dans nos régions. Ça fait que, c’est quand même majeur. À ce moment-là, on aurait dépassé le cap des 3000 migrations. Ça fait que ce n’est quand même pas négligeable et les logements, bien c’est partout. On pense des fois que c’est plus dans les grands centres, mais non c’est vraiment dans toutes les régions du Québec, ou il y a un manque de logements qui est flagrant. »

-Luc Dastous, le président de Places aux jeunes en région

L’impact économique d’une nouvelle migration en région est indéniable selon Place aux jeunes qui se base sur une étude sur la contribution économique des mouvements migratoires supportés par PAJR réalisée par Aviseo en 2023, chaque migration représente une retombée économique de 131 000 $ annuellement en région. « Lorsqu’on prend en compte les 700 migrations ratées au cours de la même période, le potentiel économique perdu s’élève à près de 90 millions de dollars seulement pour 2023. C’est une somme colossale qui aurait pu contribuer au développement des régions, mais qui reste inexploitée en raison du manque de logement », indique Luc Dastous.

Ces 700 jeunes qui n’ont pas pu déménager dans nos régions en raison du manque de logement adéquat ont un impact important sur la démographie et compromettent la vitalité de certains de nos territoires ruraux, car l’arrivée de jeunes familles est essentielle pour assurer le dynamisme de ceux-ci. Notre mission d’accompagner les jeunes sur le chemin des régions ne peut être pleinement efficace que si tous les acteurs du milieu travaillent ensemble pour freiner cette crise du logement et ainsi faciliter la venue de nouvelles familles sur l’ensemble du territoire rural du Québec.

L’entrevue complète avec le président de Place aux jeunes en région, Luc Dastous, est disponible ici.