Consommation responsable : les Québécois surestiment l’impact de leurs gestes
Consommation responsable : les Québécois surestiment l’impact de leurs gestes
La majorité des Québécois se considèrent comme des consommateurs responsables, mais plusieurs ignorent quelles habitudes ont réellement le plus grand impact sur l’environnement. C’est ce que révèle le 16e Baromètre de la consommation responsable, dévoilé par l’Observatoire de la consommation responsable de l’ESG UQAM.
Selon l’étude, 68 % des répondants affirment adopter une consommation responsable. Toutefois, près des deux tiers reconnaissent connaître peu ou pas du tout l’impact environnemental de leurs choix de consommation.
Les chercheurs constatent que les consommateurs privilégient surtout des gestes faciles à intégrer à leur quotidien, comme acheter local, planifier leurs repas ou prolonger la durée de vie de leurs appareils et vêtements. Bien que positives, ces actions ne sont pas toujours celles qui permettent de réduire le plus significativement l’empreinte carbone.
Parmi les mesures ayant le plus grand impact figurent la réduction de la consommation de viande rouge, la diminution de l’utilisation de l’automobile et l’achat moins fréquent de produits neufs. Or, ces changements demeurent moins populaires puisqu’ils exigent souvent une modification plus importante des habitudes de vie.
Le rapport souligne également que le transport, le logement et l’alimentation représentent à eux seuls plus de 80 % de l’empreinte carbone liée à la consommation des Québécois. À l’inverse, plusieurs citoyens concentrent leurs efforts sur des gestes plus visibles, mais dont les retombées environnementales sont plus limitées.
Les auteurs de l’étude espèrent que ces résultats permettront de mieux informer la population sur les actions les plus efficaces pour réduire son impact environnemental et favoriser une transition vers des modes de consommation plus durables.
