Violence en hausse dans les écoles : le personnel de soutien tire la sonnette d’alarme
Violence en hausse dans les écoles : le personnel de soutien tire la sonnette d’alarme
Le Syndicat du personnel de soutien au Cœur-des-Vallées tire la sonnette d’alarme face à une augmentation préoccupante de la violence dans les écoles. Selon un sondage interne, 62 % de ses membres affirment avoir subi de la violence physique dans le cadre de leur travail, un taux jugé deux fois plus élevé que la moyenne provinciale.
Les témoignages recueillis font état de situations graves : morsures, menaces de mort et classes parfois complètement dévastées. Des conditions de travail que le syndicat qualifie d’« inacceptables » et qui soulèvent de sérieuses préoccupations quant à la sécurité du personnel.
Le personnel de soutien, qui comprend notamment les éducateurs spécialisés, surveillants et techniciens en éducation, joue un rôle essentiel dans l’encadrement des élèves. Toutefois, plusieurs employés disent se retrouver en première ligne face à des comportements violents ou difficiles à gérer, souvent sans ressources suffisantes.
Face à la situation, le syndicat demande au gouvernement du Québec d’intervenir rapidement afin de renforcer les mesures de protection dans les établissements scolaires. Il réclame notamment davantage de soutien, de formation et de ressources pour prévenir les incidents et assurer la sécurité du personnel et des élèves.
Selon les représentants syndicaux, la situation actuelle met en danger non seulement les travailleurs, mais aussi la stabilité du milieu scolaire dans son ensemble.
Le syndicat rappelle que le personnel de soutien joue un rôle essentiel auprès des jeunes, particulièrement ceux ayant des besoins particuliers. Il estime que sans amélioration rapide des conditions de travail, la rétention du personnel pourrait devenir un enjeu majeur dans le réseau de l’éducation.
Malgré les gestes posés par le gouvernement ces dernières années, la violence envers le personnel de soutien scolaire ne cesse d’augmenter.
